LA COMMUNICATION, UN PROBLÈME DANS LE FOYER

 

 

 

Pourquoi n’arrivons-nous pas à communiquer ? C’est une question qui revient souvent, en particulier dans la bouche des maris et de leurs épouses.

Pourquoi la communication peut-elle constituer un réel problème ?

La communication ne se réduit pas à l’échange de paroles. L’écoute est indispensable à l’établissement de communications solides.

Quels sont les conseils bibliques pour communiquer ? Comment maris et femmes se frustrent mutuellement et comment remédier à cette frustration ?

Quelques moyens pratiques pour améliorer votre habileté à communiquer.

La communication implique un processus

La communication est un processus, verbal ou non, par lequel vous partagez une information avec quelqu’un, de manière telle que celui-ci comprenne ce que vous lui dites. Ecouter et comprendre appartiennent à ce processus. L’une des grandes difficultés de la communication, c’est de se faire comprendre. Nous croyons souvent avoir compris ce que notre conjoint a dit, mais il arrive fréquemment que ce que nous avons entendu ne correspond pas du tout à ce qu’il a voulu dire.

Si vous songez à tout ce qu’implique la transmission de votre message, vous ne serez plus surpris que votre interlocuteur puisse ne pas le comprendre. Les spécialistes de la communication affirment que lorsque vous parlez à quelqu’un, vos paroles peuvent véhiculer six messages différents :

·        Ce que vous voulez dire,

·        Ce que vous avez dit en réalité,

·        Ce que l’autre a compris,

·        Ce que l’autre pense avoir compris,

·        Ce que l’autre répète des paroles entendues,

·        Ce que vous saisissez des paroles répétées par l’autre.

N’est-ce pas décourageant ? Plutôt ! Mais au moins vous comprenez pourquoi la communication est parfois une rude tâche. Nous voulons que notre interlocuteur non seulement écoute nos propos, mais aussi qu’il les comprenne.

 

POUR COMMUNIQUER, ECOUTEZ  DAVANTAGE, PARLEZ MOINS.

« S’il est un aspect indispensables par lequel des jeunes mariés doivent débuter leur vie conjugale, c’est celui de faire tous leurs efforts pour maintenir à tout prix la communication entre eux.» il ne peut y avoir de solides réseaux de communication sans une écoute attentive.

Si vous voulez prêter une oreille attentive à une personne qui vous parle, vous ne devez pas penser à ce que vous lui direz lorsqu’elle se taira. Vous devez être uniquement préoccupé par ce qu’elle vous dit. Comment le déclare le Dr Paul Tournier. « Que c’est donc beau, grand, puissant, quand cette expérience se fait entre époux ! On ne saurait trop souligner l’immense besoin des hommes d’être écoutés vraiment, d’être pris au sérieux, d’être compris. » (Pour mieux se comprendre entre époux, p.27)

Ecouter attentivement, c’est recevoir et accepter le message émis, c’est chercher à le décoder pour comprendre ce que l’interlocuteur a vraiment dit. Si tel est  votre cas, alors vous pourrez lui dire non seulement « je t’écoute », mais « je te comprends ».

On a tendance à considérer l’écoute comme la partie passive de la communication. C’est faux. L’écoute appliquée de l’autre  c’est tendre son oreille et toute son attention, d’une manière active, vers lui pour bien saisir ce qu’il dit et ce qu’il veut dire.

L’écoute d’autrui ne va pas dans le sens de notre inclination naturelle. Nous préférons parler. Il nous est agréable d’exposer et de défendre nos idées. Nous aimons préciser notre position, faire connaître nos opinions et nos sentiments. Il est indéniable que la plupart des personnes préfèrent parler et être écoutées, plutôt que d’écouter elles-mêmes. C’est pourquoi, nous guettons l’occasion de placer un mot dans la conversation, au lieu de fixer toute notre attention sur les propos de notre interlocuteur. C’est pourquoi nous interprétons trop souvent ses paroles à la lumière de nos propres opinions et nos propres besoins.

Lorsque mari et femme reconnaissent l’importance primordiale de l’écoute objective et se prêtent mutuellement une réelle attention, ils tissent entre eux un solide réseau de communications.

 

LA BIBLE PARLE DU POUVOIR DES MOTS

« Les bâtons et les pierres peuvent bien briser mes os. Les paroles ne me blesseront jamais. » Mais l’expérience prouve le contraire. En effet, les paroles peuvent cruellement blesser quelqu’un. La bible reconnaît ce fait et parle du pouvoir des mots aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament.

Proverbes 18 :21 « la mort et la vie sont au pouvoir de la langue »,

Proverbes 26 :22 « les paroles du rapporteur sont comme des friandises, elles descendent jusqu’au fond des entrailles. » c’est ce qu’a ressenti  Job lorsqu’il a crié : « jusques à quand affligerez-vous mon âme et m’écraserez-vous de vos propos ? » (Job 19 :2).

Jacques 3 :2-10 traite du pouvoir des mots ; c’est pourquoi il est si important de savoir maîtriser sa langue. Ce passage contient des conseils fort utiles pour améliorer la communication au sein du couple.

Jacques compare le pouvoir de la langue à celui d’un gouvernail. Cet instrument est très petit, comparé à la taille d’un navire ; pourtant, il permet de modifier la trajectoire d’un bateau et de le conduire à bon port. Ce que les maris et les épouses se disent peut modifier la direction prise par leur mariage et le mener parfois à tourner en rond.

Dans sa lancée sur le pouvoir de la langue, Jacques le compare ensuite à celui d’un feu. Une seule étincelle suffit à embraser de vastes forêts. De même, un mariage peut se consumer lentement par les piques incessantes que s’envoient les époux ou partir en fumée par une remarque cinglante.

Les paroles se répandent comme un feu. Avez-vous déjà essayé d’arrêter une rumeur ? Avez-vous déjà tenté de mettre fin à des calomnies qui se colportent ? C’est impossible ! Qui peut reprendre les mots une fois qu’ils ont été lancés, ou effacer ce qui a été entendu ?

Dominer sa  langue est de la responsabilité de chacun. La maîtrise de la langue doit constituer un objectif poursuivi avec acharnement par tout mari et toute femme, car tout ce qui est dit aide … ou freine, guérit … ou blesse, édifie … ou détruit.

D’après les Ecritures, il n’y a rien à espérer d’un homme ou d’une femme qui donne libre cours à tout ce qui lui passe par la tête sans tenir compte des conséquences : « si tu vois un homme irréfléchi dans ses paroles, il y a plus d’espérance pour un insensé que pour lui » (Proverbes 29 :20).

Pierre énonce une règle d’or : « si, en effet, quelqu’un veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu’il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses » (1 Pierre 3 :10). Par ses propres forces, le chrétien ne parvient pas à maitriser sa langue. Heureusement il peut compter sur l’assistance du Saint-Esprit, non seulement pour être instruit et conduit, mais aussi pour être aidé et fortifié. Vous reconnaissez sans peine combien il est agréable d’avoir une conversation « édifiante » avec votre conjoint.

Vous choisissez à dessein les mots bienveillants et appropriés au moment et au but choisis. Votre conjoint fait de même. De la sorte, vous vous édifiez mutuellement et vous créez une atmosphère profitable aux deux. Proverbes 25 :11 décrit en termes choisis la beauté de tels moments : « Des pommes d’or sur des ciselures d’argent, telle est une parole dite à propos ». ou, comme le déclare Proverbes 15 :23 « Combien est bonne une parole dite à propos ! ».

La Bible donne aussi des meilleurs mots au moment ne suffit pas pour faire de quelqu’un un expert en communication ! Quelqu’un a souligné un jour que le Seigneur a créé l’homme avec une bouche et deux oreilles ; cela indique peut-être que nous devrions davantage écouter que parler.

Proverbes 18 :13 fournit une raison importante à l’appui de l’écoute attentive : « Celui qui répond avant d’avoir écouté, voila bien pour lui stupidité et confusion !» selon les écritures, écouter quelqu’un, c’est prendre tout le temps nécessaire pour bien comprendre la situation avant de formuler des conclusions hâtives.

Nous sommes généralement prompts à parler, et nous n’avons que peu ou pas envie d’écouter. Pourtant, l’une des conditions essentielles pour que votre vie de couple soit heureuse réside dans le désir de bien écouter votre conjoint. Faites les efforts nécessaires.

Car il est vrai que l’écoute exige un effort de la part de l’auditeur. Mais en même temps, elle l’arrache à lui-même et à ses intérêts personnels. Elle le rend capable de s’investir dans ce qui intéresse l’autre. Dans de nombreux couples. La communication se rompt parce que chaque partenaire est tellement asservi à son propre intérêt et imprégné de ses propres idées, qu’il a toutes les peines du monde à comprendre l’autre. Et, bien sûr, il en résulte que l’autre ne le comprend pas non plus. Mais quand mari et femme se décident à se prêter une oreille vraiment attentive, il se produit une chose étonnante : chacun commence à éprouver le sentiment d’être enfin compris par l’autre.

L’une des difficultés majeures de l’écoute réside dans la tentation, pour l’auditeur, de deviner ce que l’interlocuteur va dire. Il est facile de croire que l’on sait ce que l’autre va dire ; alors, on lui coupe la parole, on termine sa phrase ou on interrompt le fil de son argumentation par une idée totalement étrangère à sa pensée. Très souvent, le mari ou la femme laisse échapper une opinion qui n’est absolument pas sur la même longueur d’onde que celle de l’interlocuteur. C’est cette attitude que condamne l’auteur des Proverbes lorsqu’il déclare : Celui qui répond avant d’avoir écouté, voila bien pour lui stupidité et confusion ! (Proverbes 18 :13).

 

POUR BIEN COMPRENDRE, COMMUNIQUE !

La principale cause de frustration de la femme réside dans l’incapacité de l’homme à communiquer avec sa femme ou même simplement à l’écouter. Reconnaissons en toute bonne foi que l’inverse peut être vrai également.

Une autre cause de frustration se trouve dans le fait que trop souvent pour les conjoints la communication se réduit à l’échange de paroles, tant ils sont soucieux d’exprimer leurs points de vue. Ce faisant, ils négligent d’écouter l’autre. Dans ce cas, maris et femmes n’ont pas de juste appréciation de ce que l’autre pense ou ressent vraiment. Ils parlent, certes, mais se disent-ils quelque chose ? Ou s’écoutent-ils ? Trop de conversations sont ponctuées de « Mmm », « Oui » ou « D’accord », mais cinq minutes plus tard, les conjoints en sont à se demander ce qui a été dit.

De telles lacunes dans la communication entrainent de réels problèmes conjugaux. De nombreux conseillers conjugaux déclarent que la communication quasi inexistante entre les époux constitue le problème numéro un des couples.

Le mariage est une relation intime fondée sur la compréhension mutuelle. Mais pour bien comprendre une personne, il faut être en mesure de communiquer avec elle. Un mari peut savoir un tas de choses sur sa femme sans vraiment la connaître, et vice-versa. La communication est un processus qui permet à des gens de se connaître, d’établir une relation entre eux, de comprendre le vrai ses de la vie d’autrui.

 

POURQUOI N’ARRIVONS-NOUS PAS A COMMUNIQUER ?

Quatre choses font obstacle à une bonne communication :

1.     La communication s’effectue à cinq niveaux différents qui s’échelonnent du contact superficiel à l’échange approfondi ;

2.     L’Ecriture parle d’une relation directe entre l’acceptation de soi (grâce à l’amour de Dieu) et la volonté d’accepter les autres et de communiquer avec eux ;

3.     Le contact avec Dieu est vital pour le contact avec autrui ;

4.     Comment améliorer votre communication avec Dieu et avec les autres.

« je ne veux pas en parler ! » ou « n’en parlons plus ! » avez-vous déjà entendu ce refrain de la part de votre conjoint ? Ne l’avez-vous jamais entonné vous-même, en particulier lorsque vous êtes à bout de patience ou à cout d’idées ?

 

RAISONS DE LA NON-COMMUNICATION

Pourquoi certaines personnes n’arrivent-elles pas à communiquer ? Elles présentent souvent les faiblesses ou handicaps suivants :

1.     Une minorité n’est pas capable de lier conversation avec autrui. Ces personnes n’ont jamais appris à communiquer verbalement ; il leur est difficile de former et d’assembler les mots.

2.     D’autres éprouvent de la crainte à faire connaître ce qu’elles ressentent ou pensent. Ces gens ne veulent pas courir le risque d’être rejetés ou blessés par ceux avec lesquels ils sont en désaccord. Ils éprouvent donc un besoin de protection. Ce n’est pas l’aptitude à dialoguer, mais l’envie de communiquer qui disparaît lorsqu’un fossé se creuse entre les conjoints. Si l’un des époux n’éprouve plus le désir d’être compris ni de se faire comprendre, alors le fossé devient abîme.

3.     Certains sont persuadés que parler ne sert à rien, alors pourquoi s’en faire ? n’étant pas convaincus de l’utilité de leur démarche, ils sont évidemment incapables de toucher la corde sensible de leur interlocuteur, et finissent par ne même plus essayer.

4.     D’autres estiment n’avoir rien à offrir, ils ne pensent pas que leurs pensées puissent présenter un quelconque intérêt. Ils ont d’eux-mêmes une image dévaluée ; c’est pourquoi ils se gardent d’exprimer leurs idées ou leurs sentiments personnels. Ceux-là ont beaucoup de peine à s’accepter tels qu’ils sont.

Il est parfois assez facile de discerner le type d’obstacle à une bonne communication avec autrui. Mais parfois on se trouve devant un imbroglio de raisons qu’il est difficile de démêler. Songez à une situation précise où vous ne pouvez plus communiquer avec votre conjoint. Quelle en était la raison véritable ?

 

LES CINQ NIVEAUX DE LA COMMUNICATION

John Powell, dans son livre intitulé « Pourquoi ai-je peur de te dire qui je sui ? » parle de cinq niveaux de communication. La compréhension de chacun de ces niveaux est indispensable si nous voulons soutenir des dialogues satisfaisants et productifs.

 

NIVEAU 5 : LES BANALITES

C’est le niveau des conversations superficielles ; « On dirait qu’il va pleuvoir », « Comment vas-tu ? », « Comment je suis content de le voir … »

Naturellement, lorsqu’on se trouve avec des inconnus, il vaut mieux recourir aux lieux communs ou aux banalités que de rester dans un silence déconcertant. Cependant, si dans le couple la communication en reste toujours à ce niveau (superficiel), elle produira un terrible ennui générateur de frustration, et même de ressentiment.

 

NIVEAU 4 : PARLER DES AUTRES

Il y a dans ce cas un échange d’informations, mais on ne révèle presque rien de soi-même. On commente les faits du jour, mais on ne se dit rien sur les sentiments et les émotions que l’on a éprouvés. La conversation fondée sur des faits réels concernant d’autres personnes est facile, parce qu’elle suppose un risque minimum, étant donné qu’on n’expose presque rien de notre moi. Cette sorte de bavardage exige peu, mais apporte peu.

 

NIVEAU 3 : IDEES ET OPINIONS

Ici nous approchons déjà la véritable communication, parce qu’elle décrit les idées et les opinions de celui qui parle. Lorsque quelqu’un s’exprime sans réticences et expose ses idées personnelles, celui qui l’écoute a une bonne occasion de mieux le connaître.

A ce niveau, celui qui parle met à l’épreuve son interlocuteur en lui exposant quelques pensées personnelles. Si celles-ci sont acceptées, il peut s’acheminer vers un niveau plus profond. Si elles ne le sont pas, il a la possibilité d’en rester là, ou de reculer jusqu’au niveau 4, où il se sentira à nouveau en sécurité.

L’intimité réelle ne s’est pas encore produite ; mais quand on a accepté la communication ou niveau 3, on a posé un bon fondement et on s’en approche.

 

NIVEAU 2 : SENTIMENTS ET EMOTIONS

A ce niveau, on décrit ce qui se passe en nous, c’est-à-dire les sentiments et les émotions que l’interlocuteur ou une situation donnée produit sur nous. Mais une partie de notre moi se maintient légèrement en éveil et guette les réponses de l’interlocuteur, que ce soit notre conjoint, notre fiancé€ ou une autre personne.

Avant de révéler plus, la personne qui parle met à l’épreuve le niveau d’acceptation de l’autre personne. A moins de recevoir l’acceptation dont elle a besoin, elle dira uniquement ce qu’elle sait que son interlocuteur peut comprendre et approuver. Mais ainsi on ne parviendra pas à une communication véritablement intime.

Lorsqu’un couple parvient à établir une communication sans réserves à ce niveau, et que chacun respecte les sentiments de l’autre, la relation s’enrichit considérablement et l’intimité augmente. Chacun obtient un aperçu de la personnalité de l’autre, et les conjoints établissent une base adéquate pour parvenir à la compréhension et à l’intimité.

 

NIVEAU 1 : EN PROFONDEUR

Pour qu’à l’intérieur du mariage s’établisse une bonne communication, il est nécessaire que de temps en temps (du fait de la condition humaine cela ne peut être permanent) se produise une communication profonde et sans réserves, avec la révélation de contenus émotionnels et personnels.

Chacun se sent suffisamment en sécurité dans sa relation pour s’ouvrir complètement à son conjoint. C’est risqué, car celui qui s’ouvre complètement devient vulnérable.

En général on partage une profonde expérience émotionnelle personnelle, qu’on n’avait peut-être jamais mentionnée jusque là. La communication à ce niveau produit généralement une impression profonde et durable sur les deux interlocuteurs et enrichit leur relation.

 

QU’EN EST-IL DE LA COMMUNICATION AVEC DIEU ?

 

  (avant la suite donne tes impressions sur le forum au sujet de la communication avec Dieu.)

 

 

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